"Pendant longtemps, le continent africain n’a pas été acteur dans le secteur économique et technologique de l’exploitation spatiale. En conséquence, l’Afrique n’est pas bien couverte par les satellites. Les pays qui possèdent les satellites dans l’espace ont positionné ceux-ci sur orbite pour arroser leurs territoires et les régions du monde qui les intéressent économiquement et politiquement. Et quand on peut avoir le signal d’un satellite et qu’on veut prendre une connexion, on est en position de faiblesse par rapport à l’entreprise d’en face qui parfois n’a qu’un agent commercial dans le pays ou même sur le contient. Cette situation représente quelque peu une autre injustice dont l’Afrique est victime. Beaucoup de satellites de télécommunications se trouvent au-dessus du continent africain, parce que l’équateur se trouve être la position optimale pour ces satellites.
Il faut aussi reconnaître que le lancement d’un satellite demande quand même beaucoup d’argent. Un satellite moderne peut coûter près 400 millions de dollars pour une durée d’exploitation d’environ 10 années. On comprend que le temps est court pour recouvrer l’investissement effectué. D’autre part, les équipements d’accès au satellite (Terminaux VSAT) ne sont pas des produits de masse et le secteur ne connait pas de concurrence rude comme ailleurs. Raison pour laquelle ils coûtent encore relativement chers."
Voilà un extrait du diagnostic posé il y a cinq ans. Entre-temps la situation a évolué positivement pour le continent africain, avec notamment plusieurs satellites africains placés en orbite et plusieurs pays du continent qui sont entrés dans le club prestigieux des pays propriétaires de satellites. Beaucoup d'éléments contenus dans ce diagnostic méritent toujours d'être rappelés et peuvent contribuer à la structuration de l'avenir des télécommunications sur notre continent.
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